Une ville réorganisée pour une mobilité réduite, donc douce
Dans le cadre de « Quels sujets de recherche devraient être financés par l’UE pour accélérer la transition écologique ? »
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Afin de permettre la transition vers les mobilités douces, il faut d'abord bien comprendre quels sont les déplacements effectués par les citadins et les raisons de ces déplacements.
Or on constate que le développement des villes se fait en dépit du bon sens et à l'opposé de la transition vers les mobilités douces, en s'étendant et surtout en séparant les lieux de vie, de travail, de commerce et de loisir. Cela parce que la ville est développée et conçue aujourd'hui autour du déplacement en voiture.
Ainsi les citadins vivent d'un côté de la ville, la traversent pour aller travailler de l'autre côté, vont faire leurs courses dans un autre secteur, et finissent au dernier coin pour se détendre.
La mobilité douce ne pourra s'installer en particulier que s'il n'est pas nécessaire de courir aux quatre coins de la ville quotidiennement. Il faut donc autant que faire se peut concevoir des quartiers rassemblant ces quatre fonctions dans un rayon de 3 à 4 km grand maximum.
Comme d'une part tout ne sera pas accessible à proximité, et d'autre part que l'organisation de la ville sera ainsi chamboulée, il faudra aussi repenser l'organisation des transports publics, en particulier les concevoir vraiment en réseau entre les quartiers, plutôt qu'en étoiles depuis le centre-ville.
