Fusion propre par confinement inertiel axial
Dans le cadre de « Quels sujets de recherche devraient être financés par l’UE pour accélérer la transition écologique ? »
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Les solutions nucléaires proposées actuellement ont des inconvénients majeurs :
- la fission est radioactive et produit des déchets radioactifs difficile à gérer,
- la fission par surgénérateur utilise le sodium comme fluide caloporteur, or celui-ci brûle à l'air et explose au contact de l'eau et est opaque, donc pour voir ce qu'il se passe dans le réacteur en cas d'incident, il est envisagé de le faire par échographie, avec la perte de résolution, de qualité et de couleur des images optiques,
- la fusion par tokamak fait face à de grandes difficultés techniques dont celle qui représente vraiment le « Soleil en éprouvette » − les disruptions − risque au mieux de la rendre inopérante, au pire de détruire l'enceinte. Et elle doit utiliser des réactifs radioactifs pour palier la faible température du plasma. De plus elle ne serait disponible au mieux que vers la fin du siècle.
Enfin, toutes ces méthodes ne sont que l'extension moderne de la machine à vapeur dont le rendement est limité.
Or en 2005 à Sandia, la z-machine a atteint plus de 4 milliards de degrés, permettant d'envisager une réaction de fusion sans neutrons, hydrogène-lithium qui donne de l'hélium. Le rendement serait bien supérieur puisque le réacteur fonctionnerait comme un moteur deux temps, une phase de compression selon un axe par un liner à fil en inox (ce que sait déjà bien faire la z-machine), puis, après fusion et libération de l'énergie, une phase d'expansion et de récupération de l'énergie. Ceci se ferait par conversion directe de l'énergie cinétique du plasma en courant par un générateur MHD pariétal.
Peu de temps après ce résultat expérimental, la z-machine a été rééquipé de condensateurs LTD pouvant être associés en série et parallèle pour atteindre la puissance et l'intensité désirées, et pouvant être rechargé en une douzaine de secondes. Or il est possible d'étaler l'impulsion électrique venant du générateur MHD sur cette durée, donc de préparer un nouveau cycle de fusion. Cela a certainement déjà été testé à Sandia.
Nous aurions donc là une alternative aux réacteurs nucléaires qui présentent de nombreux dangers ou inconvénients, qui pourrait sans doute être développée plus rapidement que les autres solutions. Cette solution est d'autant plus avantageuse qu'elle repose sur la fusion, que la réaction n'est pas radioactive (mais d'autres, parasites, pourraient l'être) et sur des éléments abondants, l'hydrogène et le lithium étant deux des trois éléments les plus abondants dans l'univers et qu'on peut trouver facilement, réduisant les problèmes d'approvisionnement. Aussi elle pourrait fournir une énergie abondante d'ici à une poignée de décennies. L'abondance ici permettrait d'éviter de couvrir le territoire de trop d'éoliennes ou de panneau PV, elle devrait aller de pair avec la sobriété.
Et comme il ne faut pas mettre tous ces œufs dans le même panier et prévoir une roue de secours, il semble essentiel de miser aussi sur cette technique en étudiant sa faisabilité.
